Le cuir marin

Fin, souple, étonnamment solide. Une matière ancienne, longtemps oubliée, que je remets aujourd’hui entre vos mains. Née de la mer, elle valorise ce qui aurait autrement été perdu.

Une matière ancienne

Une matière vieille de plusieurs siècles

Le cuir de poisson n’a rien d’une mode récente. Bien avant l’industrie, des peuples vivant au bord de l’eau en faisaient déjà des vêtements, des chaussures, des sacs et jusqu’à des instruments de musique. Les Aïnous au Japon, les Nlaka’pamux au Canada, les Nanaïs le long du fleuve Amour en Sibérie : tous avaient compris ce que cette peau avait d’unique: sa finesse, sa résistance à l’eau, sa facilité à être travaillée.

Au 19ᵉ siècle, les matières industrielles l’ont reléguée aux oubliettes. Puis, dans les années 1990, l’Islande a rouvert la voie avec les premières tanneries modernes de poisson. Aujourd’hui, quelques ateliers dans le monde et en France font revivre ce savoir-faire. Le mien en fait partie.

Une matière d’aujourd’hui

Née d’une matière sauvée de l’oubli.

Si cette matière revient, c’est aussi pour ce qu’elle raconte de notre époque. Le cuir de poisson est fabriqué à partir des peaux issues de l’industrie alimentaire. Une ressource revalorisée en création d’exception. Aucun poisson n’est élevé ni pêché pour sa peau. Aucune espèce menacée n’est mise en danger.

Je choisis un cuir tanné en France, à partir de peaux issues de la filière alimentaire française , un vrai circuit court. Le tannage y est végétal, à base de tanins de plantes, sans chrome ni métaux lourds qui polluent les eaux. De la peau à la pièce finie, tout reste local : la matière voyage peu et je sais exactement d’où elle vient.

Ce qui la rend unique

L'alliance parfaite entre finesse et haute résistance

La force du cuir de poisson vient de ses fibres entrecroisées : elles lui donnent une grande résistance malgré sa finesse. Chaque peau possède un grain d’écailles unique, un motif naturel exclusif qui rend chaque création unique.

Avec le temps, il se pare d’une belle patine qui rehausse son caractère. Rassurez-vous, il ne sent pas le poisson : une fois tanné, il dégage le même parfum discret et agréable qu’un cuir traditionnel.

La matière

Un océan de possibilités

Jamais le champ des possibles n’a été aussi large. Chaque espèce donne un grain, une teinte, un caractère différent. Je travaille surtout le saumon et la truite, mais le cuir de poisson, c’est toute une famille.

Saumon

Truite

Loup de mer

Sole

Esturgeon

Carpe

Questions fréquentes

Vos questions, mes réponses.

Aucune. Le tannage végétal fait disparaître toute odeur marine : il sent le cuir, tout simplement, comme n’importe quelle pièce de maroquinerie.

Le résultat a ce même raffinement, mais l’esprit est à l’opposé : ma matière vient de l’industrie alimentaire. Aucune espèce n’est menacée, aucun animal n’est élevé pour sa peau.

Oui, souvent plus qu’on ne l’imagine. Ses fibres entrecroisées lui donnent une vraie résistance, malgré sa finesse. Bien entretenu, il dure des années.

Simplement : Le cuir marin est une matière naturelle, souple et résistante. Nettoyez-le avec un chiffon doux et évitez l’eau, le soleil prolongé. il est conseillé d’utilisé un lait pour cuir exotique. Avec le temps, il se patine naturellement et gagne en caractère.

C’est possible pour certains projets, selon la faisabilité et la matière disponible. Échangeons autour de votre projet.

Oui. EOG Cuir Océan accompagne les professionnels en quête de créations artisanales françaises, originales et porteuses de sens : boutiques indépendantes, concept stores, musées, aquariums, offices de tourisme, hôtels de prestige et lieux de découverte à la recherche de pièces uniques en cuir marin.

Le mieux, c'est encore de le toucher

Aucune photo ne remplace le toucher. Venez découvrir les pièces à l’atelier-boutique d’Arcachon, et repartez avec celle qui vous ressemble.

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